Droit à l’oubli, une définition

Si le droit à l’oubli n’existe pas officiellement sous ce terme, il a pourtant une définition.

Ainsi, selon Alex Türk, président de la CNIL de 2004 à 2011, le droit à l’oubli serait : « une mécanique qui permettrait de préserver la liberté d’expression, la liberté de dire des choses et de changer d’avis, de se retirer d’un système, sur le réseau Internet.( Aussi, il s’agirait de) pouvoir continuer à affirmer son identité ou son intimité. »

Il l’explique dans cette vidéo de 2009 :


Droit à l’oubli numérique: définition d’Alex Türk par cnil

 

En d’autres termes, l’internaute devrait, comme dans « la vraie vie » avoir la possibilité garder le contrôle sur sa vie privée, de modifier ou supprimer toute information le concernant et accessible sur Internet. Cela semble logique puisque la nature humaine fonctionne de cette manière. Une fois l’information passée, elle ne reste pas très longtemps dans les mémoires.

Cela semble cohérent. Qu’une personne puisse supprimer les informations qu’elle a elle-même donné devrait effectivement être un droit. Que les informations qu’une personne donne ne soit pas utilisée contre elle ou au profit de quelqu’un d’autre semble également logique. (Bien qu’ici, un dispositif légal effectif soit difficile à imaginer…)

Néanmoins, qu’en est-il des informations distillées via la presse ? Quel est leur statut ? Que deviendrait la mémoire journalistique en ligne si l’on permet à toute personne citée dans un article de faire supprimer ledit article ?

A suivre…

Un commentaire pour “Droit à l’oubli, une définition”

  1. [...] http://www.leblog.juliebaron.fr – Today, 5:02 PM [...]

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